On a toute eu une copine de primaire avec qui c'était à la vie à la mort-croix de bois-croix de fer-si je mens-je finis bouchère. La mienne s'appelait Caroline, Caroline TêtedePine. Wé, c'était son surnom. Une fois, pendant un cours sur les dizaines et les unités, on avait même mélangé nos sangs, pensant que ça solidifierait notre amitié. Que nenni. La bougresse avait fini par déménager. On s'est perdues de vue. Jacques Pradel n'a rien pu faire. Silence radio jusqu'a ce qu'elle m'envoie une lettre la semaine dernière, racontant que ça faisait perpet' qu'elle était de retour à Paris et que ça lui ferait chaud au cerveau si je pouvais venir à la "giga-teuf-over-cool" qu'elle organise. Dix ans c'était écoulés entre-temps. Putain, dix ans. J'ai accepté l'invit'. A mes risques et périls ...
Elipse temporelle. Je suis maitenant devant la porte. Je sonne. Même pas peur des bruits de gorets qu'on entend derrière. C'est une blonde craspec qui m'ouvre. Le genre bitch : fard à peupières bleu, sourcils épilés à l'acide nitrique et mamelles qui débordent du top. Je la vois balbutier un timide "Julie ?" et comprend alors que Caroline a grandi, suffisamment pour pouvoir figurer dans une production de Marc Dorcel. La brunette à couettes qui se fourrait les doigts dans le pif à la récré n'est plus. Mes préjugés au placard, je lui balance un : "Oui, c'est moi, non, je n'ai pas changé", façon Julio Iglesias. Elle ne rit pas et me reprend de volée, avec une voix de crécelle : "Pourquoi t'as mis ce bandeau ? C'est vilain. On dirait les toutouyoutous, t'sais, les mecs du 118-218." OK. Moi aussi, je suis contente de te revoir.
A l'intérieur, mes craintes se confirment. La maîtresse de maison me laisse en plan et oublie de me présenter au reste des invités. Des invités qui sont déjà, pour la plupart, dans un état secondd, voire tertiaire. Je m'assois entre le coin boissons et les chiottes. Seule. C'est le moment que choisit un dragueur pire relou pour venir tailer le bout de gras. "On danse un zouk ?", qu'il me demande. Je peux pas, j'ai une jambe en bois. "On t'as déjà dit que tu ressemblais à Catherine Zéta-Jones ?" Jamais. Mais à Patrick Topaloff, ouais. Quelle que soit la soirée, t'auras toujours un Don Juan de seconde zone. C'est la loi de la gravié qui veut ça. Ou le théorème de Pythagore, je sais plus. Un mec est en train de vomir sur le dancefloor. Sa copine déboule vers moi. Elle sent la vodka et la dent cariée. "J'sais pas qui t'es mais trouve Caroline. Dépêche où il va repeindre le salon." Mon ex-potine de CE1 est dans la cuisine. Je me cache et écoute ce qu'elle raconte : "Nan, mais tu vois, Julie, je voulais pas l'inviter, ma mère m'a obligée." C'est à ce moment là que je me suis emparée de mon bigophone et que j'ai composé le 17. "Bonsoir, je vous apelle pour tapage nocturne. Le bruit est infernal dans l'immeuble. En plus, ça sent la drogue. Venez." Inutile de préciser que je me suis tirée sans dire aurevoir à TêtedePine
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[ MUTEEN ]Hum , je vous annonce ke je n'ai absloment plus d'inspiration (expiration?) donc un pose , s'impose (cela va de sois :: ) et puis kom je le dirai si je le pouvais ...
FUCK FOREVER !